INSTALLATIONS, PERFORMANCES, SPECTACLES VIVANTS, SLAM, CINÉMA, MUSIQUE, EXPOSITIONS ET RENCONTRES,
PORTES OUVERTES D’ASSOCIATIONS.

Edito

On m’a proposé, cette année, d’imaginer et de coordonner la 7e édition de Belleville de bas en haut et je remercie les associations pour cette confiance. J’ai voulu suivre au plus près l’axe de la rue de Belleville, ligne géographique de la programmation. Une rue entre-deux, entre deux arrondissements ; et un carrefour : centre de quatre arrondissements. Ceux qui me connaissent savent l’importance de ces frontières dans mon travail artistique…
J’ai tâché de mêler les artistes et acteurs locaux – essentiels à la vie du quartier – à mes coups de cœurs, et à mon désir d’étendre le festival au-delà de ses frontières jusqu’en Slovaquie ou en Italie… Et c’est bien une partie du territoire de Belleville qui accueille cette diversité.
Chacune des propositions (plastique, musicale, visuelle, pédestre ou poétique) considèrera l’espace public comme elle l’entend. La compagnie e7ka nous proposera une chorégraphie sous forme de thriller poétique ; Yves Koerkel nous surprendra tout le long du parcours avec ses images de visages énigmatiques de papier plié ; alors que deux guitaristes italiens joueront en plein carrefour de Belleville une musique improvisée en compagnie des voitures. Ou que Nadine Lère nous permettra de déposer nos désirs sur le fil de l’eau. Moi-même je tirerai ma ligne, du métro Belleville au métro Télégraphe ; et j’en passe…
Les enfants, eux, pourront (en plus de toutes ces propositions tout public) découvrir « Galerie monstres » par la Cie Débribes, écouter les contes chinois « Dragons et Merveilles » et participer aux activités proposées par La Cabane du dragon ou l’Atelier des Buttes-Chaumont.
La programmation musicale nous permettra de passer un moment festif samedi soir en compagnie de deux accordéonistes de Tarabanda qui nous entraineront dans le sud de l’Italie et de la fanfare Djamorkestar, un « orkestar » façon Balkans…
Enfin, dimanche en fin de journée, une performance slam, avec Félix Jousserand et Yo (qui proposera une scène ouverte), clôturera le festival.
Et puis, bien évidemment, tout le long du week-end, il y a les associations :
Belleville en vue(s) nous proposera dès le vendredi soir du cinéma place Marcel-Achard : Parade de Jacques Tati. Ça se visite !, dans le cadre de son rallye, nous emmènera de ci de là, nous proposant des pistes étonnantes de regard sur notre environnement… Chinois de France-Français de Chine nous emmènera… en Chine.
Certains lieux, aussi, ouvriront leur porte. Avec des rencontres, des projections, des discussions, des expositions.
Circulez, y’a tout à voir ! sera donc l’occasion d’aspirer un peu plus au décloisonnement des espaces, de les rendre libres un moment. Et de respirer un grand coup.
Maria Clark

CIRCULEZ, Y’A TOUT À VOIR !,
7e ÉDITION DE BELLEVILLE DE BAS EN HAUT

cartonYK02.jpg                                                                                                  Yves Koerkel

DURANT TROIS JOURS, LES 5, 6 ET 7 OCTOBRE 2007, RUES ET PLACES MITOYENNES DE LA RUE DE BELLEVILLE (PARIS) SONT OFFERTES AUX ARTISTES, COMPAGNIES ET ASSOCIATIONS POUR NOUS OFFRIR UNE DÉAMBULATION ARTISTIQUE ET FESTIVE IN SITU.

AVEC :
E7KA, DANSE (SLOVAQUIE)
ALLEZ-VOUS FAIRE VOIR? LA COMPAGNIE, ARTS DE LA RUE (26)
CIE DÉBRIBES, DANSE-THÉATRE (PARIS)
DJAMORKESTAR, FANFARE (PARIS)
TARABANDA, MUSIQUE (ITALIE)

YVES KOERKEL, PLASTICIEN (PARIS)
NADINE LÈRE, ARTISTE PLASTICIENNE (PARIS)
NICOLO TERRASI ET MASSIMO MIOLA, MUSICIENS (ITALIE)
FÉLIX JOUSSERAND ET YO, SLAMEURS (PARIS)
MARIA CLARK, ARTISTE PLURIELLE (PARIS)

RALLYE PEDESTRE – ÇA SE VISITE !
CINEMA – BELLEVILLE EN VUE
CHINOIS DE FRANCE-FRANÇAIS DE CHINE
SIGNALÉTIK – LA PLÂTRIÈRE DE BELLEVILLE
LA CABANE DU DRAGON
L’ATELIER DES BUTTES-CHAUMONT

LE CENTRE D’HÉBERGEMENT ET DE RÉINSERTION SOCIALE PAULINE-ROLAND
LE JARDIN FESSART

LE CONSEIL DE QUARTIER BUTTES-CHAUMONT
LA PAROISSE SAINT-JEAN-BAPTISTE DE BELLEVILLE

L’ANTHROPO
LA BOUTIQUE SOLIDAIRE ARTASIA/TADDART
L’ESPACE REINE DE SABA
LE PLATEAU (FRAC D’ILE-DE-FRANCE)

LES LIBRAIRIES : LE DRAGON SAVANT/LE GENRE URBAIN / L’ATELIER

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pour le programme jour/jour – heure/heure > cliquer ici
pour la programmation détaillée >c’est ici
pour la presse > dossier de presse
Quelques photos > ici  (©Gaël Chardon)

Point de vue

« Belleville, ni haut, ni bas », par Solange Gonzalez.
Pas d’angélisme : la terre n’est pas notre territoire, mais pas non plus de territoire qui soit naturel. Tout territoire naît d’une décision : la partition du quartier de Belleville est née d’un souci électoraliste. Notre souci vient d’ailleurs : contre l’électoral, l’élection, le choix. Qu’est-ce qui mieux qu’une promenade peut incarner cette libre détermination de soi ? Est-ce qu’un lieu détermine un être ? Et tout aussi bien, n’est-ce pas l’inverse ?
Pas de lieu sans un corps qui l’occupe et dont les surfaces qu’il partage avec les corps environnants le définissent. Occuper un lieu, c’est entrer en contact avec les autres corps. Ce qui peut se dire : sans les autres, pas de lieu, rien qui puisse avoir lieu, aucune possibilité d’être. Pas de lieu séparé, donc, qui soit, indépendamment d’une présence et d’un partage. C’est le partage qui crée le lieu car une surface n’existe pas en soi ; c’est la limite d’un corps et tout aussi bien ce qui le met en contact avec les autres corps. C’est ce qui ne s’atteint jamais et qui néanmoins nous (dé)termine, terminaison, désinence sans radical. La limite, c’est une frontière qui n’existe que de la suspension d’un mouvement. Les mathématiciens le savent : pas de limite sans continuité. Ce qui peut se vivre ainsi : passer d’un lieu à un autre, rencontrer d’autres corps, passer les limites, c’est-à-dire en passer par elles, pour les subsumer.
Faire choix de domicile, voilà bien l’enjeu, pour tous les peuples, en tout temps, mais plus encore lorsqu’un ministère oublie qu’il est le lieu d’un service, d’une assistance. Mais ce faisant, il oublie qu’il n’est jamais que provisoire, suspendu à notre bon vouloir. Contre ce provisoire, faire provision d’actions et pas seulement de bonne volonté. Notre vouloir est bon lorsqu’il vise le plus grand nombre. Pas l’universel abstrait de Kant, mais la réalité effective d’un vivre en commun, d’un lieu commun, public.
Alors il nous faut parcourir la ville, d’un quartier à l’autre, d’un bon pas car tout pas est bon lorsqu’il offre la possibilité du possible. Aussi pas de lieu qui soit bas. Et au haut lignage, préférer une ligne de bas en haut. Belleville de bas en haut, vraiment la belle ville.

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